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35 SOLDATS TUÉS DANS UNE EMBUSCADE DE DAESH EN EGYPTE : L’EI cible le Sinaï

Daesh demande aux Egyptiens d'éviter les CoptesDaesh demande aux Egyptiens d’éviter les Coptes

Daesh mène dans le Sinaï une guerre d’usure d’autant plus inquiétante qu’elle peut prendre une dimension autre avec la retraite stratégique que ses bataillons en Irak et en Syrie seraient amenés à opérer dans les prochaines semaines, voire les prochains jours.

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C’est en plein commémoration du 75ème anniversaire de la bataille d’El Alamein au cours de la Seconde Guerre mondiale que l’Egypte vient à nouveau d’être frappée par un sanglant attentat de Daesh qui, décidément, semble déterminé à ouvrir un nouveau front dans le Sinaï. Les autorités égyptiennes et plus de 35 délégations étrangères étaient donc en train de célébrer hier le 75e anniversaire de la bataille d’El Alamein, en 1942, importante victoire alliée sur les nazis, quand on apprenait qu’une attaque terroriste avait entraîné la mort d’au moins 35 policiers. Ils ont été victimes d’une embuscade, lors d’un raid contre une base islamiste, à environ 200 kilomètres au sud-ouest du Caire, sur la route de l’oasis de Bahariya. C’est là un des bilans les plus lourds depuis le lancement en 2013 par des groupes extrémistes d’une vague d’attaques contre les forces de sécurité. Tout se passe comme si Daesh qui est en train de perdre ses places fortes en Irak et en Syrie a choisi de multiplier les attaques en Egypte, notamment en ciblant les forces de sécurité ainsi que la communauté chrétienne. Cette fois, ce sont 35 membres des forces de sécurité égyptiennes qui sont tombés dans l’embuscade tendue dans la localité de Rafah, près de la frontière avec la bande palestinienne de Ghaza, à environ 200 kilomètres au sud-ouest du Caire, sur la route de l’oasis de Bahariya. Depuis le début de l’année 2017, une vague d’attentats a causé des centaines de morts au total, toujours revendiqués par la branche armée de Daesh en Egypte. Si dans le Sinaï, il ne se passe quasiment pas une seule semaine sans que n’ait lieu un attentat contre les forces de sécurité, partout ailleurs des attaques épisodiques ciblent la communauté copte qui a payé un lourd tribut avec les deux attentats à la bombe contre l’église copte de Tanta, au nord du Caire, faisant au moins 28 morts et environ 80 blessés, puis une autre église à Alexandrie où l’on a compté 17 victimes, en janvier et février derniers, ainsi que lors du mitraillage d’un autobus transportant des pèlerins dont 29 ont succombé sur place tandis que 25 autres étaient blessés, vers la fin mai. Chaque fois, l’agence Amaq, porte-voix de Daesh, a revendiqué ces attentats. Très active dans le Sinaï, cette branche égyptienne de Daesh est alimentée à la fois par le retour des combattants de l’EI exfiltrés d’Irak et de Syrie et par le flux et reflux des terroristes provenant du sud libyen où des camps d’entraînement ont pu être repérés par l’armée égyptienne qui n’a pas hésité à les bombarder avec le concours des forces du maréchal Khalifa Haftar. Sans parvenir à réaliser ce qu’il a pu faire en Irak et en Syrie où il a pris le contrôle de villes et de provinces entières, Daesh mène dans le Sinaï une guerre d’usure, d’autant plus inquiétante qu’elle peut prendre une dimension autre avec la retraite stratégique que ses bataillons seraient amenés à opérer dans les prochaines semaines, voire les prochains jours. Si en Libye, le terreau paraît fertile pour une implantation et une régénérescence sous d’autres formes et d’autres modes d’action, ne serait-ce que parce qu’y prolifère une foule de groupuscules extrémistes dont la plupart sont encore inféodés à Al Qaïda, la situation en Egypte est toute différente et cela, les responsables de l’organisation auto proclamé Etat islamique le savent mieux que quiconque. Aussi, ne peuvent-ils sérieusement envisager une stratégie à l’irakienne et c’est pourquoi leurs attaques sont ponctuelles, axées sur le mouvement des troupes égyptiennes dans un Sinaï où la mouvance islamiste est nombreuse et les griefs à l’encontre de la politique du maréchal Al Sissi qui a déposé le chef des frères musulmans, Mohamed Morsi, aussi féroces que permanents. Voilà pourquoi il a réussi à y perpétrer des centaines d’attentats faisant autant de morts dans les rangs des policiers et des soldats, à quelques encablures d’Israël et à la lisière de la bande de Ghaza.
Il s’agit là, à n’en point douter, d’une tactique mise en oeuvre depuis bientôt une année pour relooker son image, passablement ternie par les défaites en Irak et en Syrie, renforcer le moral de ses troupes et surtout poursuivre sa politique de ralliement et de recrutement. Ainsi peut s’expliquer d’ailleurs sa propagande contre les Coptes qualifiés de «polythéistes» et dont des dizaines de familles ont dû fuir la région du Sinaï, Daesh ayant promis d’intensifier ses attaques contre cette malheureuse communauté. Avec cet argumentaire confessionnel, Daesh compte maintenir intactes toutes ses capacités de nuisance et sinon même les accroître dans cette Egypte où l’armée est soutenue par une frange minoritaire de la population et par…les Coptes.

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