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Algérie : de la conquête espagnole à la colonisation française

L’auteur Karim Younès était l’invité de la bibliothèque de la Casbah de Béjaïa, où il a animé une rencontre littéraire autour de son livre Les éperons de la conquête… L’impossible oubli.

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L’ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Karim Younès, qui se consacre ces dernières années à l’écriture de l’histoire de son pays, a présenté, samedi dernier, à la bibliothèque de la Casbah de Béjaïa, son cinquième et dernier ouvrage intitulé Les éperons de la conquête… L’impossible oubli, en présence de l’éditrice Malika Challal de Médias Index.
Après avoir annoncé son divorce avec la politique, le conférencier affirme avoir choisi l’écriture afin de faire revivre aux jeunes générations les événements phare de l’histoire de l’Algérie. “Depuis 2008, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture, à la recherche de notre identité, nos repères et notre histoire. Une manière de revisiter les moments des gloires passées, mais aussi de décadence”, a-t-il soutenu, avant d’ajouter qu’“on ne peut construire l’avenir sans comprendre le passé !”.
Concernant son dernier livre, M. Younès a tenu d’abord à préciser qu’il s’agit là “d’une suite chronologique des différentes périodes coloniales qu’a connues notre pays depuis la Numidie jusqu’à la conquête française”. Il rappellera, à travers un flash-back, la conquête espagnole et l’occupation ottomane qui aura duré quelque 315 années. Selon l’orateur, l’occupation espagnole était plus féroce que celle des Français, dès lors que les colons ibériques avaient rasé tout sur leur passage, y compris les mosquées et autres lieux saints. En revanche, il préfère qualifier l’ère turque d’“occupation” et non pas de “colonisation”.
L’ancien président de l’APN expliquera que “le combat armé des Algériens s’est poursuivi jusqu’à 1924, date de l’émergence de la notion de conscience nationale”. Selon lui, dès que la résistance armée à l’occupation prit fin, du moins momentanément, une série d’actions multiformes prend le relais : création d’associations culturelles, caritatives et sportives, lancement de journaux… “Ils y mènent des activités pédagogiques qui éveillent l’intérêt pour l’amour du pays, pour la défense de son identité. La conscience nationale s’aiguise de jour en jour”, a-t-il noté dans son nouvel ouvrage, tout en soulignant que “ce foisonnement d’associations et d’actions de toutes sortes a donné naissance à trois courants principaux : le courant assimilationniste rassemblant les notabilités des grandes villes et les intellectuels ; le courant indépendantiste et enfin, le courant réformiste d’essence religieuse”.
Dans un autre chapitre consacré au conflit idéologique ayant marqué le mouvement national, M. Younès relèvera que deux grands courants de pensée ont émergé à l’époque : “Celui qui fait de l’identité arabe (de tous ceux qui parlent la langue arabe) le socle d’une renaissance, le panarabisme, et l’école qui se base sur la religion musulmane pour revitaliser une société décadente, le panislamisme. Ces écoles tentent de réduire l’analphabétisme dans lequel la société coloniale a enfermé les jeunes générations”.

KAMAL OUHNIA

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