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Attaque en règle contre l’opposition

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, perd son self-control. Agacé par les charges des députés des partis de l’opposition qui lui ont rappelé, trois jours durant, les multiples échecs des gouvernements successifs depuis 1999, il laisse resurgir ses réflexes naturels.

Il divise la classe politique nationale en trois catégories, avant de s’attaquer violemment à celle qu’il qualifie d’«opposition radicale». En effet, dans ses réponses jeudi dernier aux membres de la Chambre basse du Parlement qui ont examiné son plan d’action pendant près de trois jours, le premier responsable du gouvernement ménage son Alliance présidentielle, élargie au TAJ et au MPA, et tolère «l’opposition soft», mais il s’est montré très en colère contre celle qui lui demande de «dégager».

«On nous a traité de système mafieux et d’Etat voyou, je dois répondre», lance-t-il d’emblée, en qualifiant ses détracteurs «de professionnels de l’opposition». Sans s’aventurer dans le fond du débat pour répondre sur les raisons de la faillite actuelle qui a été au centre des critiques de l’opposition, Ahmed Ouyahia préfère d’abord lui reprocher le fait de ne pas soutenir les démarches du pouvoir. Faisant allusion au FFS qui s’est opposé à la démarche du pouvoir dans les années 1990, il déclare : «Le peuple algérien n’a pas oublié l’absence de ce groupe quand on était en guerre pour la démocratie. On avait demandé juste de participer au dialogue, mais ils avaient refusé.» Poursuivant, Ahmed Ouyahia s’en prend aussi au RCD et aux défenseurs de la cause berbère.

«Ces militants se sont abstenus de voter lorsque le président de la République a proposé de constitutionnaliser la langue amazighe, et à l’occasion de son officialisation», lance-t-il, estimant que ces partis de l’opposition voient, en raison de leur position, leurs militants respectifs déserter leurs rangs. Ahmed Ouyahia n’a pas ménagé aussi le MSP, avec qui il a siégé pendant près de dix ans au gouvernement et dans l’Alliance présidentielle.
 

Affolement ou diversion ?

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Pour le parti de Mahfoud Nahnah, le premier responsable du gouvernement a choisi un qualificatif religieux : «Une opposition égarée». Outre les partis, il s’attaque aussi violemment à l’ancien ministre, Noureddine Boukrouh, qu’il qualifie «d’éclipse solaire» qui revient au devant de la scène de manière cyclique.

«Je n’ai pas pour habitude de tendre la joue gauche quand je reçoist une gifle sur celle de droite», assume-t-il, créant ainsi une sérieuse fracture avec la classe politique, au moment où le chef de l’Etat appelait à l’union pour faire face à la crise actuelle.

Pourquoi a-t-il agi de la sorte ? Est-ce un signe d’affolement ou une simple diversion pour faire oublier le vrai débat sur l’avenir incertain qui attend les Algériens ? En tout cas, ses rapports avec l’opposition ne seront jamais normalisés. Ses attaques risquent d’élargir davantage le fossé entre eux, comme en témoignent les réactions des représentants des partis de «cette opposition radicale». «Ouyahia s’est longuement égosillé à me répondre en partie en reprenant des passages de mon intervention au sujet la gestion mafieuse des affaires du pays, mais aussi au sujet de Tamazight et des dérives au sommet de l’Etat livrant des démembrements de ce dernier à des comportements voyous. Je m’attendais à cela, car ses douleurs sont si fortes et les pressions de ses mentors si vives pour qu’Ouyahia libère autant de haine, de rage et d’affolement», précise Athmane Mazouz, député du RCD.

Et d’ajouter : «Je savais qu’il vous fallait rassurer le clan dominant de votre entière soumission pour avoir osé une telle charge contre l’opposition. Vous ne devez pas ignorer que vous vous adressez à des militants qui ont l’habitude d’affronter votre pouvoir pourri (…) M. Ouyahia, contrairement à votre mercenariat assumé, il y a des hommes et des femmes, des vrais, des dignes et des braves qui continueront à résister pour éviter que l’Algérie sombre dans une aventure dont on paie chaque jour les errements.» Nacer Hamdadouche, chef du groupe parlementaire du MSP, estime que «son parti a élaboré des propositions pratiques pour 36 secteurs, mais ce gouvernement n’écoute personne».

«Ahmed Ouyahia a livré un message négatif, au moment il fallait rassurer tous les Algériens. Sa classification des partis est très malvenue. Il prouve qu’il est le Premier ministre d’un clan et non pas de tous les Algériens. Il ne croit pas au dialogue et à l’avis contraire, comme il n’est pas convaincu par l’alternance pacifique au pouvoir», lance-t-il, précisant que le Premier ministre «a raté la chance d’aller vers une dialogue national».

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