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Débat scientifique : entre réchauffement climatique et catastrophes naturelles

Le réchauffement climatique est plus que jamais au cœur de l’actualité scientifique, d’ailleurs certains avancent qu’il est une manifestation concrète des phénomènes tourbillonnaires des régions tropicales que connaît le monde. Vraisemblablement, c’est à l’instar de la déclaration du Président français, Emmanuel Macron qui a, dans une récente déclaration, réaffirmé la position de son pays quant à la préservation de l’environnement. «La France restera déterminée à lutter contre le réchauffement climatique et à tout faire pour prévenir ce type de désastre», a-t-il indiqué. D’autres sont allés plus loin encore en avançant que les séismes déclenchés, dernièrement, avaient un lien direct avec l’Irma, et le Harvey.

La Rédaction Digitale de Liberté (#RDL) a contacté un spécialiste pour savoir si le changement climatique était responsable des cyclones et les ouragans. Il s’agit du professeur François Gervais, professeur émérite de l’université François Rabelais, de Tours, où il enseignait la physique et la science des matériaux. Dans sa réponse il dénonce les raccourcis pris par certaines personnalités publiques quant au lien entre le dérèglement climatique et les catastrophes naturelles. « Plutôt que s’en prendre abusivement à leur bouc émissaire préféré, les politiques publiques ne seraient-elles pas plus inspirées de développer la prévention contre les phénomènes météorologiques extrêmes dont la récurrence est connue depuis des lustres et d’assurer la protection des populations contre les déchaînements aveugles de la Nature ? Est-ce avec des véhicules électriques que l’on portera secours aux victimes de cyclones alors que l’électricité aura été coupée dans les régions sinistrées, panneaux photovoltaïques arrachés avec les toitures et mâts d’éoliennes couchés par les vents ? ». Pour appuyer sa déclaration, il s’est basé sur deux recherches. La première est celle du Professeur Judith Curry, ancienne Présidente de l’École des Sciences de l’atmosphère et de la Terre au Georgia Institute of Technology, aujourd’hui Présidente du réseau de prévision climatique, qui « montre dans un argumentaire[1] que l’ouragan IRMA s’est formé dans des conditions de température anormalement faibles, contredisant toute causalité avec un réchauffement climatique. »

Quant à la seconde, elle est du Docteur Roy Spencer, climatologue en charge des mesures de température de la Terre par satellite à l’Université d’Alabama à Huntsville. « Il souligne dans la figure suivante qu’il n’y a aucune corrélation entre les ouragans qui ont frappé les États-Unis depuis 150 ans et les fluctuations de température dans le Golfe du Mexique,[2] donc incriminées à tort concernant HARVEY », a-t-il déclaré.

Il ajoute également que plus spécifiquement, comme expliqué dans l’article publié sur « Liberté » le 9 décembre 2016, dans la figure  montrant que « 30 modélisations d’Amérique du Nord de 1963 à 2012 avec strictement les mêmes proportions de CO2 conduisent à des situations climatiques locales excessivement différentes sans que la Science soit capable de trancher laquelle sera le climat réel ».

Simulation du climat d’Amérique du Nord de 1963 à 2012

En se voulant plus explicite, le professeur revient sur l’origine de ces catastrophes. « Il s’agit là d’une manifestation non pas d’un changement climatique, qu’il soit naturel ou minoritairement anthropique, mais d’une conséquence observée de tous temps : le caractère parfaitement chaotique (au sens mathématique du terme) des phénomènes météorologiques et climatiques, pas seulement liés au thermomètre mais plus largement au baromètre, précisément aux gradients de pression atmosphérique », a-t-il expliqué. Tout en ajoutant qu’ ‘’ il n’y a pas deux simulations qui coïncident alors qu’elles ont toutes été réalisées avec le même modèle, avec strictement les mêmes équations mathématiques et donc avec les mêmes « règles ». Seules les conditions initiales ont été imperceptiblement changées. Le battement d’une aile de papillon est souvent évoqué pour illustrer l’imperceptible. Le résultat apparait aléatoire. C’est la parfaite illustration des lois chaotiques du climat décrites par Edward Lorenz.[3] « Deux états qui diffèrent d’une quantité imperceptible peuvent évoluer vers des états complètement différents. Compte-tenu de l’imprécision et de l’insuffisance des observations météorologiques, une prévision sur le très long terme est impossible. » ‘’. Pour le Pr. François Gervais, cette étude illustre toute l’absurdité de la terminologie « dérèglement climatique » pour culpabiliser les émissions de CO2 qui n’y sont pour rien puisqu’avec la même « règle » les concernant, le résultat obtenu est aussi aléatoire qu’imprédictible.

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Séismes et ouragans

Le Mexique a été frappé par un violent séisme d’une magnitude de 8,2 dans la nuit de jeudi 7 à vendredi 8 septembre provoquant plusieurs décès. Parallèlement, un autre séisme  a été enregistré le vendredi au Japon, d’une magnitude de 6,1 dans les îles Bonin. Ces phénomènes se sont produits au même temps que l’ouragan Harvey, qui a  ravagé le Texas la semaine dernière, et Irma, qui a frappé cette semaine la Floride.

Ces faits naturels intensifient les débats politiques, et relèvent plusieurs questions sur les liens possibles entre les cyclones, les tornades, les ouragans, et les séismes. Pour répondre à cette question, la #RDL a contacté le docteur Abdelghani Meslem, ingénieur chercheur principal au Norwegian Seismic Array (NORSAR), créé en 1968 dans le cadre de l’accord américano-norvégien sur la détection de tremblements de terre et d’explosions nucléaires. « Je commence par dire que ce sont des phénomènes d’origines complément différentes. Les cyclones et tornades sont d’origine météorologiques, par contre les séismes sont en général d’origine tectonique ou même aussi volcaniques », a-t-il expliqué. Il révèle ainsi qu’une étude a été présentée durant un colloque annuel de la Société américaine de géophysique à San Francisco en 2011, qui suggère que « les cyclones tropicaux entraînant des glissements de terrain peuvent favoriser la survenue de tremblements de terre en relâchant la pression qui empêche les plaques tectoniques de bouger » a-t-il indiqué. Tout en assurant que jusqu’à présent, il n’y a pas beaucoup d’information, et de détails sur ce sujet.

Plus loin encore  il ajoute qu’il y avait des débats sur l’existence d’un lien entre les cyclones et le réchauffement climatique. « Il y a eu une publication en 2005 dans la revue SCIENCE (une des plus grandes références de l’actualité scientifique) où les chercheurs ont indiqué sur la possibilité d’existence d’un lien entre des deux phénomènes naturels. Mais ils ont aussi indiqué que cette possibilité est à prendre avec précaution ».

Il conclut ainsi en précisant  qu’il n’y a aucune preuve scientifique sur le lien entre les séismes et le réchauffement climatique à cause de l’absence des données empiriques.

Imène Amokrane

@ImeneAmokrane

[3] Lorenz, E., 1963. Deterministic nonperiodic flow. J. Atmospheric Sci. 20, 130-141.

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