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Etats-Unis : audition de Rex Tillerson devant le Sénat

Le secrétaire d’État américain nommé par Donald Trump, l’ex-PDG d’ExxonMobil Rex Tillerson, a reconnu mercredi que la Russie représentait un “danger” et que les alliés des Etats-Unis au sein de l’Otan “avaient raison” d‘être inquiets de son retour sur la scène internationale.

L’ancien patron du géant pétrolier, qui est auditionné par la commission des Affaires étrangères du Sénat pour être éventuellement confirmé à son poste de chef de la diplomatie américaine, est un proche du président russe Vladimir Poutine avec lequel le président élu des Etats-Unis Donald Trump prône justement un rapprochement.

La Russie représente aujourd’hui un danger. Mais elle n’est pas imprévisible. Elle a envahi l’Ukraine, notamment en s’emparant de la Crimée et elle a apporté son soutien aux forces syriennes qui ont violé avec une grande brutalité les lois de la guerre“, a tonné M. Tillerson, justement attendu par les sénateurs américains sur sa proximité avec la Russie du temps où il était PDG d’ExxonMobil entre 2006 et le 31 décembre dernier.

Nos alliés de l’Otan ont raison de s’alarmer de la résurgence de la Russie“, a reconnu M. Tillerson, après que le candidat Trump durant la campagne présidentielle eut critiqué le fonctionnement de l’Alliance atlantique, en particulier l’Article 5 de la charte de l’Otan stipulant une solidarité entre États membres en cas d’agression extérieure. Ces propos avaient inquiété les alliés de l’Amérique en Europe.

Rex Tillerson, qui brigue la direction du département d’État après le mandat de quatre ans de John Kerry, a également admis que “même si la Russie cherche à se faire respecter sur la scène internationale, ses activités récentes sont allées à l’encontre des intérêts américains“.

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Il n’a pas mentionné les activités de piratage informatique lors de la campagne présidentielle américaine pour lesquelles Washington accuse Moscou et qui a pris des sanctions antirusses.

L’audition de M. Tillerson se tient dans un contexte extrêmement lourd à Washington. Donald Trump a démenti mercredi avec colère avoir fait l’objet de pressions de la part de la Russie, après la publication dans les médias américains de notes de renseignement faisant état de dossiers russes compromettants sur le milliardaire.

M. Tillerson a également déploré que la Chine “n’ait pas été un partenaire fiable pour user de son influence afin d’endiguer la Corée du Nord” et ses programmes militaires balistique et nucléaire illégaux selon le droit international.

Il a jugé enfin que les objectifs de la seconde puissance mondiale étaient parfois “en conflit avec les intérêts américains”.

Même si la diplomatie du président élu Donald Trump reste floue, il veut clairement réchauffer les liens avec Moscou après les tensions sous l’administration de Barack Obama et il prône aussi une ligne dure avec la Chine, notamment en matière commerciale.

Avec agence (AFP)

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