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François Bourdillon : « La vaccination est un bien commun à se réapproprier »

« Le bilan de l’épidémie de rougeole entre 2008 et 2012 est édifiant avec 23 000 cas déclarés, 1 500 personnes hospitalisées pour pneumonie, 34 complications neurologiques et 10 décès. »

TRIBUNE. La vaccination est un bien commun. Les vaccinations de la petite enfance ont permis de faire disparaître ou reculer la plupart des maladies les plus contagieuses qui touchent les enfants très tôt dans la vie : diphtérie, coqueluche, méningite à haemophilus influenzae de type B, rougeole…

Pour se convaincre de l’efficacité des vaccins de la petite enfance, il suffit de regarder les courbes épidémiologiques des maladies à prévention vaccinale et d’observer l’impact de la vaccination sur le nombre de cas et la mortalité. L’OMS considère qu’il faut qu’au moins 90 % des enfants soient vaccinés pour éviter la transmission des maladies, voire 95 % pour les maladies les plus contagieuses comme la rougeole.

Cet objectif est atteint en France pour les trois vaccinations obligatoires (diphtérie, tétanos, poliomyélite). Il ne l’est pas pour les huit vaccinations recommandées de la petite enfance, en particulier celles contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (78 % pour la seconde dose), le méningocoque C (71 %) et l’hépatite B (88 %). Cela entraîne la survenue de cas graves liés à ces maladies qui auraient pu être évités par une meilleure couverture vaccinale.

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Brouillage

Dans ce contexte, il était important d’en comprendre les raisons. Trois ont été identifiées.

Premièrement, la coexistence d’un double statut « vaccins obligatoires » et « vaccins recommandés » brouille la compréhension ; les vaccins recommandés étant perçus de manière erronée comme les moins importants.

Deuxièmement, la défiance envers la vaccination liée au doute d’une partie de la population sur de supposés effets indésirables liés aux adjuvants ou au vaccin lui-même, et cela malgré des données de pharmacovigilance et d’études de niveau mondial très rassurantes.

Troisièmement enfin, trop d’obstacles techniques entourent la vaccination, tels que la compréhension du calendrier vaccinal, les rendez-vous successifs…

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