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La naissance de son petit frère a transformé mon fils aîné

Quand on se lance dans l’aventure d’un deuxième bébé on pense forcément à la réaction de l’aîné. Je connais des mamans qui se sont fait beaucoup de souci à ce sujet, qui ont même parfois culpabilisé, eu l’impression de trahir le premier. Je ne fais pas du tout partie de cette catégorie. Je pêche peut-être par naïveté, mais dans mon cas j’ai toujours eu un raisonnement inversé. Lors des moments difficiles de ma grossesse, particulièrement pendant mon alitement, une chose parmi d’autres me faisait tenir, c’était la certitude qu’une fratrie était le plus beau cadeau que nous puissions faire à Pierre. J’en ai toujours été intimement convaincue. Je manque peut-être un peu de sensibilité dans ce domaine: je suis la cadette, alors c’est vrai, je ne connais rien des souffrances potentielles d’un aîné. Mais je reste persuadée qu’en général, il vaut mieux de ne pas naître –être?– seul.

Venons-en aux faits maintenant: depuis la naissance –et même peut-être un peu avant-, quel grand-frère est devenu Pierre (mon fils aîné NDLR)?

Au début de la grossesse

Pierre ne semblait pas du tout concerné par la nouvelle. Nous avons fait le choix de lui dire après avoir passé la première échographie, de façon à ce qu’il ne soit pas surpris par la suite de nos discussions avec nos proches. Je lui avais alors même montré une échographie. Il avait dit: « Oui oui » puis était reparti jouer. Il a gardé cette attitude longtemps, malgré les questions répétées – et parfois agaçantes – de la plupart des adultes qu’il rencontrait: « Alooooors, tu es content de devenir grand-frère? ».

Vers la fin de la grossesse

Il a fallu expliquer à Pierre le fait que je sois alitée et ne puisse plus faire grand chose à la maison. Il m’a vue triste aussi parfois. Il a réagi de façon décalée je crois, en se montrant très dur avec son papa, qui s’occupait alors beaucoup de lui. Une amie nous a prêté un petit livre en allemand, l’histoire d’une petite fille et de l’arrivée de son petit frère. J’ai trouvé ce livre particulièrement bien fait car très concret et pratique – et pas trop sentimental, j’ai du mal avec les déclarations d’amour. Ce livre mettait des mots simples sur la grossesse, l’accouchement puis l’allaitement. Il a voulu le lire souvent et j’ai senti qu’il faisait bien le parallèle entre cette histoire et la sienne.

Et puis il y a eu l’accouchement

Et finalement je crois que pour Pierre ce fut un très bel évènemen ! Mes parents étaient là et il a passé d’excellents moments avec eux. Et surtout il a ensuite retrouvé sa maman, enfin, pour aller au parc, prendre le bain ou faire des câlins sans entrave. D’abord même pour lui tout seul, quand son frère était encore en néonatalogie et que j’étais à la maison. ll n’a d’ailleurs pas mal vécu l’hospitalisation de son frère. Son petit livre parlait bien du séjour à la maternité et je ne crois pas qu’il en ait perçu la particularité.

Enfin la vie à quatre a commencé et se met en place depuis. Il y a bien eu quelques petits ajustements nécessaires.

Le premier, je l’avais déjà évoqué, a concerné l’étape compliquée du coucher

Les premiers jours avec Charles (mon fils cadet, NDLR), Pierre devenait intenable au moment d’aller au lit. Il en ressortait immédiatement, nous narguait, sautait sur le canapé en pyjama à grands coups de: « J’ai pas sommeil » quand il n’en profitait pas pour me piquer mon BuJo ou mon téléphone pour s’enfuir avec – cet enfant sait comment énerver sa maman. Nous en avons vite déduit qu’il n’aimait pas être isolé dans sa chambre alors que Charles restait avec nous. Depuis une semaine nous avons enfin trouvé un rituel qui semble mieux convenir: mon mari s’occupe de Pierre jusqu’à le mettre au lit (toilette, lecture, etc.). Puis je prends le relais et reste avec Pierre et Charles entre leur chambre et la cuisine qui y fait face. Je mets une lumière douce, incite Pierre à rester dans son lit, à me raconter sa journée en chuchotant, je lui donne un peu de ma tisane d’allaitement… Depuis il s’endort beaucoup plus facilement. Je dirais même tendrement.

Le deuxième a concerné l’attitude de Pierre lors des moments « difficiles »

Par moments difficiles j’entends les moments où Charles pleure ou celui où je change sa couche. Pierre jugeait cela a priori négativement et n’hésitait pas alors à nous poursuivre en se moquant bruyamment: « Ah ah ah » (rire sardonique), « Beeeeeeurk » (dit celui faisait encore caca dans sa couche il y a trois mois), vous voyez le genre. Je crois qu’Ulrich (mon conjoint, NDLR) m’a trouvée intransigeante sur le sujet, il ne jugeait pas ça si grave. Mais moi si, la bienveillance c’est pour toute la maison. Alors j’ai dit –et redit et redit et redit– à Pierre qu’on ne se moquait pas, que personne chez nous ne s’était jamais moqué de lui. Et quand la coupe fut pleine un jour où j’étais sur le point d’exploser j’ai porté Pierre hors de la pièce où je me trouvais et je m’y suis enfermée à clé pour changer et nourrir Charles en paix. Son père était à l’extérieur mais Pierre l’a quand même très mal pris. Vous trouverez peut-être que j’ai été trop dure, je ne sais pas, j’ai réagi spontanément. Le fait est que depuis il semble avoir compris et ne se moque plus.

Ce furent les petits points négatifs du début de cette aventure, ceux que je me dois de vous confier pour vous dire « rien que la vérité toute la vérité », ceux qui prouvent qu’accueillir un bébé s’apprend aussi.

Pierre mérite pourtant bien à part cela le surnom de « super grand frère »

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Son intérêt et sa gentillesse envers Charles dépassent tout ce que j’avais pu imaginer. Il lui apporte son doudou et sa sucette quand il pleure, lui chante des chansons tous les jours, prend sa main et lui fait des câlins quand il le retrouve après la crèche. Et c’est fou l’émotion que cela fait à chaque fois dans mon coeur de maman! Il lui parle tout doucement, principalement français, mais aussi parfois un peu allemand, et c’est la seule personne avec laquelle il se le permet – et peut se le permettre justement. Il en est fier aussi: j’adore le voir expliquer aux autres enfants du parc qu’il a un frère, oui oui, et qu’il s’appelle Charles – et qu’il s’applique à prononcer ce prénom très français.

Parfois il y a de petites régressions, il réclame un biberon, veut être porté, se love à son tour dans le coussin d’allaitement. Mais elles sont toujours attendrissantes finalement.

Je me dis que Charles et lui ne sont qu’au tout début de leur histoire, qu’elle connaitra encore sans doute des millions de hauts et de bas. J’espère les accompagner au mieux, sans trop attendre mais aussi sans rien gâcher.

Et vous, comment se sont passés les premiers jours de votre fratrie?

Ce billet est également publié sur le blog Die Franzoesin.

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(le nom d’utilisateur de l’auteur a été modifié)

Lire aussi :

« Je ne suis pas la même maman avec mes 2 enfants »

Mes enfants ne se supportent pas

Pur faire accepter un deuxième enfant à l’ainé

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