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« L’éloge de la perte » premier roman de Lynda-Nawel Tebbani

Dans ce premier ouvrage de 138 pages, publié aux éditions « Média plus », la  romancière opte pour un style d’écriture particulier qui ne s’encombre ni  de faits, ni du récit, où la musique et les lieux représentent des éléments  clé au même titre que les émotions et leur variation.

Lynda-Nawel Tebbani raconte une histoire d’amour quasiment impossible  entre Zayna, jeune femme d’origine algérienne vivant en France, et son  amant algérien, responsable d’une grande institution que l’auteur ne nomme  pas.

Le couple se rencontre par hasard, à Paris, et leur histoire d’amour  se noue autour de la passion pour le malouf.

L’histoire se poursuit à Constantine où Zayna approfondit ses  connaissances du malouf et de la poésie, découvre la ville des ponts  suspendus, objet de fascination de son amant, en même temps que la douleur  de la séparation et l’intensité de ses sentiments pour cet homme,  inaccessible de par sa vie de famille et ses responsabilités  professionnelles.

Très vite le récit de cette histoire d’amour, construit sur un mode  cyclique et n’obéissant à aucun ordre chronologique, est relégué au second  plan pour laisser place à un texte, à la limite du contemplatif et proche  du monologue sur la séparation avec l’être aimé.

L’attente et la souffrance, causées par la séparation y sont  minutieusement décrites par l’auteur dans de nombreux passages entrecoupés  de vers de poésie -chantée dans le malouf-  souvent transcrits en  caractères arabes et traduits vers le français.

Emploi et Recrutement en Algérie

La passion que Zayna voue à son amant se confond ainsi avec son amour pour  cette ville qu’elle découvre et où elle choisira d’y vivre pendant quelques  années.

Lynda-Nawel Tebbani décrit Constantine comme une ville « majestueuse,  blessée toujours meurtrie par ses conquérants et ses amants ». Une ville qui  se confond également avec le personnage de la jeune femme dont la  « jovialité (…) cache la plaie mimétique d’un (…) otage de ses  blessures ».

A la manière d’auteurs classiques de la littérature algérienne, l’auteur  dilue ses personnages qui finissent par se confondre avec des lieux et les  émotions qu’ils suscitent, comme dans l’évocation d’Alger « ville soumise  par les conquêtes qui soumet ses hommes et ses amants ».

Usant du récit comme prétexte pour aborder les thèmes de l’amour et de la  perte de l’être aimé, « L’éloge de la perte » se distingue par la convocation  d’autres arts dans la littérature, la musique en l’occurrence, en  introduisant les rythmes et le chant ainsi que la poésie.

Enseignante et docteur en littérature, Lynda-Nawel Tebbani, est chercheure  associée au Centre de recherche en anthropologie sociale et  culturelle(Crasc).

L’universitaire qui compte à son actif plusieurs thèses sur le nouveau  roman algérien, s’intéresse dans ses travaux de recherche à « l’Algérianité  littéraire ».

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