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LEVÉE DES SUBVENTIONS SUR L’ESSENCE ET L’ÉLECTRICITÉ : Le casse-tête du gouvernement

LEVÉE DES SUBVENTIONS SUR L’ESSENCE ET L’ÉLECTRICITÉ

Le Palais du gouvernementLe Palais du gouvernement
Emploi et Recrutement en Algérie

Le ministre des Finances évoque ouvertement l’introduction des aides directes, en espèces, dans le système national des subventions.

La gestion de la transition impose au ministère des Finances des décisions certainement impopulaires. La question des subventions qui pèsent à hauteur de 27% sur le PIB est forcément le plus gros morceau du projet triennal d’assainissement des finances publiques. engagé à l’occasion de la loi de finances 2017, le plan qui court sur trois années a prévu pour l’année en cours une légère hausse des prix du carburant. Le ministre des Finances, qui a pris part ce jeudi à la 42ème réunion du Conseil des gouverneurs du groupe de la Banque islamique de développement (BID), a lancé quelques signaux sur ce que le gouvernement compte entreprendre les deux prochaines années, sur le volet des subventions. Ainsi, la très bien informée agence Bloomberg, attribue à Hadji Baba Ammi, une déclaration annonçant des restrictions dans les subventions sur les produits énergétiques.
C’est apparemment le premier poste que l’Exécutif compte «toucher». Disposant d’une marge considérable, en raison des prix trop bas pratiqués par l’Algérie sur l’essence à la pompe, le gaz de ville et l’électricité domestique, le gouvernement compte agir prioritairement sur ces produits. La levée de la subvention sera non seulement graduelle, rassure le ministre des Finances, mais ce qui est retiré d’une main sera rendu, tout au moins partiellement, d’une autre. En tout cas, le ministre évoque ouvertement l’introduction des aides directes, en espèces, dans le système national des subventions de l’essence, de l’électricité et du gaz. Les personnes les plus nécessiteuses seront donc soutenues directement par l’Etat, qui espère faire quelques économies de dépenses en obligeant les catégories sociales les plus aisées à la vérité des prix. On n’est apparemment plus au stade de la réflexion, mais à celui de l’étude de faisabilité du plan qui consiste à réduire graduellement les transferts sociaux.
Bien que le gouvernement n’ait pas chiffré ses ambitions dans ce domaine, Bloomberg croit savoir que la stratégie de gestion «décroissante» des subventions a été soufflée par la Banque mondiale. Il y a lieu de rappeler que les auditeurs de cette institution financière internationale, ont dans l’un de leurs rapports lourdement critiqué le système des subventions, lequel, ont-ils souligné, bénéficie plus aux riches qu’aux pauvres. Un argument que le gouvernement n’a pas ouvertement soutenu, mais qui n’a pas laissé indifférent le directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, qui a clairement affiché sa préférence en faveur de subventions ciblées.
Il semble donc que le pays prendra cette voie à l’occasion de la prochaine loi des Finances, sauf dans le cas d’une impossibilité pratique pour la mise en place de ce nouveau système. Il faut dire que les subventions ciblées supposent la mise en place de toute une nouvelle architecture administrative qui s’étend sur tout le territoire et touche toutes les catégories sociales. La réalisation d’un tel «ouvrage» se fera certainement avec le soutien et l’assistance de la Banque mondiale. Mais il n’est pas dit que le pays soit assez bien outillé pour absorber pareille organisation. Il est impératif pour le gouvernement de ne laisser personne sur la route, avait d’ailleurs déclaré le Premier ministre. La levée des subventions ne doit en aucun cas affecter les couches les plus défavorisées et plus encore, la classe moyenne, au risque de faire perdre à la société de nombreux acquis.
Le défi est donc identifié, la manière de résoudre l’équation des subventions est annoncée, mais personne n’est en mesure d’en deviner l’impact sur le terrain. Hadji Baba Ammi a juste éclairé la première marche de l’escalier. Il s’agit pour le gouvernement de l’arpenter avec un maximum de prudence. Le risque d’une chute brutale est encore trop grand.

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