antalya rent a car Google
ehliyet sınav soruları alanya haber
kameralı sohbet
Accueil > International > L’ombre russe plane sur la présidence Trump

L’ombre russe plane sur la présidence Trump

De notre correspondant à Washington

C’est sous un ciel de tempête que Donald Trump s’est présenté mercredi devant la presse, au milieu d’un brouhaha médiatique dominé par ses tweets et des révélations explosives sur ses connivences supposées avec la Russie. Mais cette première intervention devant la nation depuis l’élection a tourné à l’opération de charme envers des journalistes avides d’explications présidentielles et, au-delà d’eux, à destination des Américains qui ont élu ce prestidigitateur en chef.

«Je veux remercier de nombreux médias aujourd’hui», a commencé Donald Trump, qui traite fréquemment le «quatrième pouvoir» comme un ennemi voué à sa perte, non sans quelques raisons. «Ils ont examiné ces informations bidon et se sont prononcés avec force contre» leur publication, a-t-il souligné, saluant cette attitude «incroyablement professionnelle». En revanche, la chaîne CNN et le site Buzzfeed, à l’origine des révélations, ont été privés de questions, sous les applaudissements de partisans ajoutés aux centaines de journalistes présents à New York. L’atmosphère légèrement chaotique de cette première conférence de presse depuis 168 jours augure un style présidentiel haut en couleur, qui devrait donner aux électeurs le sentiment que leur élu descend dans l’arène au lieu de s’enfermer dans la bulle de la Maison-Blanche.

Le 45e président ne se montre pas le moins du monde déstabilisé par la mise en garde que les Russes détiendraient des «informations compromettantes» à son sujet. Sur Twitter, mercredi matin, il a mis ces «allégations totalement inventées» sur le compte «d’adversaires corrompus (qui) cherchent à minimiser notre victoire avec des informations bidon». Il en fait porter le blâme sur les responsables du renseignement, accusés de fuites systématiques, même lorsqu’il les rencontre sans tierces personnes. Cet épisode jette sur les agences qu’ils dirigent «une souillure phénoménale», dit Trump. Prié de commenter son interrogation lâchée plus tôt sur Twitter – «Est-ce que nous vivons dans l’Allemagne nazie?» -, il confirme: «C’est quelque chose que l’Allemagne nazie aurait fait.»

Emploi et Recrutement en Algérie

Inclure la communauté du renseignement dans la liste de ses ennemis pourrait peser sur la suite de sa présidence, lorsque les espions américains sonneront l’alarme sur une menace qu’ils jugeront crédible contre la sécurité nationale. Mais non: leur rôle reste «vital», dit Donald Trump. Pour la première fois, il déclare publiquement accepter leur conclusion que Moscou est à l’origine du piratage des serveurs démocrates durant la campagne. «Je pense que c’était les Russes, dit-il. Mais nous sommes piratés par beaucoup d’autres, y compris les Chinois. Le Parti démocrate était totalement vulnérable au piratage.» Les dirigeants qu’il a placés à la tête des agences concernées devront lui présenter un plan de cyberdéfense sous 90 jours. «Je ne recommande pas une réforme (du renseignement), je recommande des gens dotés d’un compas moral.»

«Pas de conflit d’intérêts»

Le 45e président n’en «respecte» pas moins les démentis du Kremlin, estimant que si les Russes «avaient quelque chose sur moi, ils ne se priveraient pas de le sortir». Parce qu’il se montre d’une «extrême prudence» à l’étranger, «où les hôtels sont pleins de petites caméras dans les endroits les plus étranges», il balaye l’idée que Vladimir Poutine ait des moyens de pression sur lui. «Je n’ai aucun contrat ou prêt avec la Russie», affirme-t-il, tout en excluant à nouveau de dévoiler sa situation fiscale. Poutine «aime Donald Trump? Je considère cela comme un atout, pas un handicap. Je ne sais pas si nous nous entendrons, j’espère que oui et je crois qu’il y a une bonne chance. Mais vous croyez que Hillary Clinton serait plus dure que moi avec Poutine? Laissez tomber!» D’ailleurs, il ne dit pas que les sanctions décidées récemment par Barack Obama sont allées trop loin.

Comme initialement promis pour le 15 décembre, cette conférence de presse est aussi l’occasion d’expliquer la nouvelle organisation de ses affaires. Laissant le micro à son avocate Sheri Dillon, le magnat présente aux Américains un tableau inédit: il va «se séparer totalement» de son groupe privé tout en en conservant la propriété. Ses avoirs seront placés dans un «trust» dirigé par ses deux fils, Donald Junior et Eric, «qui ne me parleront pas» de la marche des affaires. Tout nouveau contrat international sera prohibé et chaque contrat aux États-Unis sera validé par un «expert de l’éthique» ajouté à la direction. Donald Trump et sa fille Ivanka démissionnent de toutes leurs fonctions exécutives.

Pour le milliardaire, ces gestes procèdent de sa seule bonne volonté. «Je pourrais parfaitement diriger de concert le groupe et le pays, je n’ai pas de conflit d’intérêts parce que je suis président.» La Trump Organization aurait mis fin à une trentaine d’accords de franchise en cours de discussion à travers le monde. «Et je viens de refuser une offre de 2 milliards de dollars à Dubaï, je n’y étais pas obligé», insiste Donald Trump. Pour échapper à une définition extensive de la clause antiémoluments inscrite dans la Constitution, il versera au Trésor américain les recettes de son nouvel hôtel à Washington provenant de gouvernements ou diplomates étrangers.


Le Kremlin dénonce un «roman de gare»

Sans surprise, le Kremlin a nié en bloc les révélations américaines faisant état de tentatives prêtées au pouvoir russe de compromettre Donald Trump. «C’est une absurdité totale», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, dont le nom est cité dans le document. «Le Kremlin ne s’occupe pas de la fabrication de kompromats», a-t-il ajouté, en référence à ces dossiers à charge notamment collectés par les services secrets et les organes judiciaires russes afin de discréditer les opposants. Dmitri Peskov dénonce également une «chasse aux sorcières», employant les mêmes mots que le futur chef de la Maison-Blanche lorsque ce dernier avait nié les tentatives présumées de piratage des données des serveurs informatiques du Parti démocrate. «Il s’agit d’une tentative de nuire aux relations bilatérales. C’est un roman de gare», a-t-il ajouté, tandis que les médias publics passaient pratiquement l’affaire sous silence, si ce n’est pour citer les démentis de Donald Trump lui-même. Enfin, Moscou a nié tout enthousiasme à l’égard du futur ministre des Affaires étrangères et ancien patron d’ExxonMobil, Rex Tillerson, présenté à l’origine comme «ami de la Russie».«Nous ne portons pas des lunettes teintées en rose et comprenons qu’il continuera à être assez dur dans la poursuite de sa ligne», a prédit le porte-parole.

Commentaires

comments

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

Vaste opération d’Interpol contre le trafic d’êtres humains en Afrique

VIDÉO – Quarante personnes ont été arrêtées au cours d’une opération simultanée d’Interpol visant des ...

Partages
bypass shell
wacth porn
hacklink mature porn