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Pour Florian Philippot, le nom du Front national « fait peur »

POLITIQUE – Ceux qui souhaitent que le Front national revienne à ses fondamentaux risquent de ne pas apprécier cette note interne de Florian Philippot, dévoilée ce lundi 17 juillet par Le Figaro, puis rendue publique par son association « Les Patriotes ».

Dans cette « contribution à la refondation », le vice-président du FN, jugé par beaucoup comme responsable du faible score de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, invite sa formation à persister sur la question de la souveraineté monétaire et à poursuivre dans sa stratégie de désenclavement.

Inflexible sur l’euro

Si Florian Philippot invite les huiles du parti d’extrême droite à ne pas faire du débat d’entre-deux tours le « bouc-émissaire » de la défaite de Marine Le Pen, il récuse tout autant les accusations qui lui sont adressées à l’égard de la sortie de l’euro. « Par une sorte de pensée magique, il suffirait que le FN renonce à la sortie de l’euro pour qu’il atteigne 50% des voix », raille le vice-président du FN, estimant qu’il s’agit là d’une « position dangereuse ».

Pointant ceux qui ont « décidé de lancer le débat sur la souveraineté monétaire dans les heures qui ont suivi le second tour de l’élection présidentielle », Florian Philippot estime que l’abandon de cette proposition serait « ravageur ». « Il est évident qu’à partir du moment où le FN annoncerait qu’il renonce à la reconquête de la souveraineté monétaire, une série de problèmes s’ouvriraient », expliquant que ce revirement entraînerait le parti dans « une série de contradictions de fond aussi inextricables qu’incompréhensibles pour les électeurs ».

Florian Philippot estime au contraire que le parti d’extrême droite doit se montrer inflexible sur le sujet. « Répéter à l’envi qu’un sujet est anxiogène est probablement le meilleur moyen de le rendre effectivement anxiogène. On défend une thèse, ou on l’abandonne clairement, mais rien n’est pire que les situations d’entre-deux où l’on donne le sentiment de la défendre sans y croire, ou en cherchant à fuir le sujet », écrit-il.

« Le nom ‘Front national’ fait peur »

Plus loin dans cette note, le vice-président du Front national appelle le parti à « s’ouvrir et non se refermer » et estime que « le premier écueil serait de rompre brutalement avec la stratégie mise en place depuis l’accession de Marine à la tête du mouvement, à savoir l’élargissement continu des sujets traités par le FN ». Et l’inspirateur de la ligne souverainiste d’insister: « Des voix s’élèvent au sein de notre mouvement pour restreindre l’essentiel de nos prises de parole sur quelques sujets dits ‘fondamentaux’, à savoir l’immigration, l’insécurité et l’islamisme ».

Emploi et Recrutement en Algérie

Une « erreur fatale » selon lui, qui n’aurait pour effet que de marginaliser davantage le parti, victime à ses yeux de la « persistance d’une image négative ». « Se pose ici la question du nom du mouvement: le ‘Front national’ fait peur », écrit le fondateur des « Patriotes ».

« Se pose aussi notre capacité à traiter des sujets les plus sensibles, notamment ceux qui touchent à ‘l’humain’: sommes-nous vraiment aussi clairs et précis qu’on le croit sur l’immigration? Pourquoi tant de nos compatriotes sont-ils encore persuadés que ce discours est ‘raciste’? Comment doit-on parler aux Français issus de l’immigration? », interroge-t-il, invitant son parti à la clarté sur les sujets sociétaux tels que l’IVG.

Une manière de faire comprendre que ce n’est peut-être pas la question monétaire qui donne au Front national une image anxiogène.

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