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Pourquoi le temps n’a pas de prise sur l’imbattable Roger Federer

A 35 ans et 342 jours, Roger Federer a écrit une nouvelle page de sa légende déjà bien garnie. Virevoltant comme lors de ses plus belles années, le Suisse a décroché un huitième titre record à Wimbledon qui lui permet de dépasser les sept titres londoniens de Pete Sampras, son idole de jeunesse, et d’atteindre les 19 victoires en Grand Chelem. Certes, le Bâlois était le favori à Church Road après sa victoire à Halle. Mais à l’aube de ses 36 ans, Roger Federer ne semble pas subir les assauts du temps. Au contraire, il s’offre une nouvelle jeunesse, plus libre mais aussi et surtout plus puissante que jamais. L’ancien No.1 mondial vit une année 2017 tout simplement idyllique.

Pourtant, il y a un an, Roger Federer avait quitté le Centre Court de Wimbledon le cœur meurtri après une défaite déchirante en cinq sets face à Milos Raonic. Le Suisse s’était même retrouvé à terre dans son jardin, image aussi rare que terrible pour l’Helvète. La chute de Roger Federer à Wimbledon, au sens propre comme au figuré, aurait pu annoncer son déclin. Sa pause de six mois dans la foulée à 35 ans aurait pu s’apparenter à un coup de poker. Il n’en fut rien. Motivé comme au premier jour, le Suisse a montré à Melbourne pourquoi il était le plus grand joueur de l’histoire, le plus irrationnel également après une absence aussi longue sur le circuit. Auteur d’un tournoi décoiffant en Australie, il aurait pu se reposer sur ses lauriers et miser sur quelques coups d’éclat cette saison pour se satisfaire. Mais ce n’est pas le genre de la maison… Avant même le début de l’année, l’objectif était déjà désigné: redevenir le roi de Wimbledon. Plus qu’un objectif de saison, c’est l’objectif d’une carrière, tant l’histoire qui lie le tournoi londonien au Bâlois est unique.

Le réveil brutal de Stuttgart avant l’état de grâce

Il faut dire que Roger Federer se sent bien au All England Club. C’est là-bas qu’il a changé de dimension, lorsqu’en 2001 il a battu le maître absolu des lieux, Pete Sampras. Deux ans plus tard, le Suisse a confirmé les espoirs placés en lui en remportant son premier titre du Grand Chelem, le premier d’une longue série. Avant 2017, il s’y est imposé à sept reprises (2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2009 et 2012). Malgré cet historique impressionnant à Wimbledon, Roger Federer restait sur trois désillusions consécutives: deux finales perdues contre Novak Djokovic, en 2014 et 2015, et cette demi-finale douloureuse contre Milos Raonic l’an passé. De quoi faire douter le Bâlois quant à ses capacités à s’imposer à nouveau sur le gazon londonien… ou plutôt de quoi lui redonner un appétit d’ogre pour reprendre son trône anglais.

Pour mettre toutes les chances de son côté, Roger Federer a choisi de s’accorder un long break après ses victoires à Indian Wells et Miami afin de récupérer physiquement et mentalement. Il avait émis l’hypothèse de disputer Roland-Garros, il a finalement décidé de zapper totalement la saison sur terre battue. Sa forme éclatante à Melbourne après sa pause de six mois a certainement influé le Suisse à l’aube de disputer Wimbledon. Pour autant, le retour aux affaires de Roger Federer, deux mois et demi après sa victoire à Miami, n’a pas été de tout repos. Il a même été brutal. Pour son tournoi de reprise à Stuttgart, le vainqueur de l’Open d’Australie a pris la porte dès son entrée en lice, surpris par le vétéran allemand Tommy Haas. Paradoxalement, ce revers a sûrement été salvateur pour Roger Federer dans la mesure où il a sonné comme un violent réveil. Le Bâlois n’a pas tardé à réagir en s’imposant dans la foulée à Halle au terme d’une semaine où son niveau de jeu n’a cessé de grimper, le tout sans concéder le moindre set. A l’issue de cette victoire en Allemagne, Roger Federer était prêt pour aller à la conquête de son jardin londonien.

« Je ne vois rien qui indique que Roger vieillisse »

Dans la peau du grandissime favori, le Suisse a passé une première semaine plutôt tranquille dans la capitale britannique, enchaînant les matches avec application sans être bousculé malgré un rhume. Qualifié pour les huitièmes de finale, Roger Federer s’est retrouvé face à Grigor Dimitrov, qui traîne toujours son étiquette de « Baby Federer ». Les observateurs promettaient un match difficile, voire fatal, à Roger Federer contre le Bulgare, tant ce dernier avait été impressionnant lors de ses trois premiers matches. Pourtant, ce fut une formalité pour le Suisse. En trois petits sets, l’affaire a été rapidement pliée. En quarts de finale, l’attendait celui qui l’avait fait tant souffrir à Wimbledon l’an passé: Milos Raonic. Habité par la soif de revanche, Roger Federer a réalisé une véritable démonstration face au Canadien. Après deux sets aux allures de récital, le Bâlois a été poussé jusqu’au jeu décisif dans la troisième manche. Mené 3-0 dans le tie-break, Roger Federer a passé la vitesse supérieure pour repasser devant au score et conclure la rencontre en trois sets. Outre son succès contre Milos Raonic, l’horizon du Suisse s’est considérablement éclairci lors des quarts de finale, avec l’élimination d’Andy Murray, touché à la hanche, et l’abandon de Novak Djokovic, blessé au coude droit. De plus, Rafael Nadal a pris la porte lors du « Manic Monday » à l’issue d’un match épique contre Gilles Müller. Malgré un boulevard devant lui, encore fallait-il gravir les deux dernières marches.

La première s’appelait Tomas Berdych et ne fut pas sans difficultés. Cependant, malgré un très bon match du Tchèque, Roger Federer est parvenu à s’en sortir en trois sets. En conférence de presse, le 15ème mondial n’a pas caché son admiration: « Je ne vois rien qui indique que Roger vieillisse ou quoi que ce soit dans le genre. Il n’est pas affecté par le temps. Si vous regardez la plupart des gars qui arrivent à 35, 36 ans, vous voyez clairement que leur âge affecte leur façon d’être sur le court. Mais lui, rien. » Le temps n’a pas non plus rattrapé Roger Federer à l’heure d’aller décrocher son huitième titre à Wimbledon. En finale, le Suisse a fait cavalier seul face à un Marin Cilic gêné par une ampoule au pied gauche. Devant ses parents, sa femme et ses enfants, Roger Federer a claqué un dernier ace pour remporter son 19ème titre du Grand Chelem. Qui aurait cru à un tel scénario il y a un an ? En s’imposant sur le gazon londonien, l’ancien No. 1 mondial en a profité pour remonter le temps. C’est la première fois depuis l’Open d’Australie 2007 qu’il remporte un tournoi du Grand Chelem sans perdre un set. De plus, il n’avait plus gagné deux titres du Grand Chelem dans la même année depuis 2009 et son doublé Roland-Garros-Wimbledon.

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La première place mondiale au bout de la raquette à l’automne

Déjà auteur d’une saison plus que réussie, Roger Federer peut encore viser plus haut cette année. Et pour cause, l’US Open n’est que dans six semaines et une victoire du Suisse à Flushing Meadows est tout à fait envisageable. Surface très rapide, le ciment new-yorkais convient parfaitement au style de jeu du Bâlois, qui aime prendre la balle tôt, s’engager dans la filière courte et monter à la volée.

Avant l’US Open, les Masters 1000 de Montréal et de Cincinnati donneront une première tendance. Reste d’ailleurs à savoir si Roger Federer s’alignera au Canada, lui qui s’offrirait volontiers un nouveau break de quelques semaines pour revenir encore plus frais à « Big Apple » et partir à l’assaut de l’US Open. Il ne s’est plus imposé à New York depuis 2008. En cas de victoire à Flushing Meadows, l’homme aux 19 titres du Grand Chelem réaliserait le quatrième Petit Chelem de sa carrière après l’avoir fait en 2004, 2006 et 2007, à l’époque où il dominait outrageusement le circuit ATP.

Cerise sur le gâteau, il peut sérieusement lorgner sur le trône du tennis masculin. A l’issue de Wimbledon, Roger Federer est revenu en trombe sur Rafael Nadal. Avec 6 545 points au compteur, il a désormais 550 points de retard sur l’Espagnol à la Race. Au classement ATP, le Suisse s’est également fortement rapproché du sommet en prenant la troisième place mondiale, à 1 205 points d’Andy Murray, qui devrait rapidement lâcher son trône. La bataille entre Roger Federer et Rafael Nadal pour la première place mondiale s’annonce féroce cet automne, mais avantage au Suisse, qui a l’habitude de mieux terminer les saisons que le Majorquin. Redevenir le patron du circuit à 36 ans, sans avoir disputé le moindre match sur terre battue, ce serait unique et magistral. Une fois de plus.

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