antalya rent a car Google
sunexpress
Accueil > Actualité > Prix des produits alimentaires : La chaleur et les congés pour expliquer la flambée

Prix des produits alimentaires : La chaleur et les congés pour expliquer la flambée

Les hausses enregistrées ces derniers temps mettent à …

Les prix de certains légumes ont connu une hausse. Il s’agit principalement de la laitue et de la courgette, qui sont vendus à 170 ou 200 DA selon les endroits et la qualité du produit.

Depuis quelques jours, la mercuriale n’est plus aussi clémente que ces derniers mois. Les prix de certains légumes ont connu une hausse. Il s’agit principalement de la laitue et de la courgette, qui sont vendues à 170 ou 200 DA selon les endroits et la qualité du produit. Au marché, des commerçants préfèrent ne plus les proposer à leurs clients. «Je n’irai pas m’approvisionner au marché de gros tant que ces produits sont à ce prix. La courgette et la laitue demandées par mes clients sont à plus de 200 DA.

Qui va me les acheter ? Je ne vendrai pas à perte», explique un vendeur d’El Magharia (Leveilly) à ses clients qui ont l’habitude de s’approvisionner chez lui. Au marché de gros des Eucalyptus, le plus important du centre du pays, les cageots sont moins fournis, les agriculteurs n’arrivent plus à approvisionner en quantités importantes leurs clients.

Une seule explication : les chaleurs caniculaires détruisent les récoltes. «Les produits comme la laitue et la courgette sont fragiles, et donc impossible de les stocker, surtout avec la canicule. D’où la hausse des prix de ces derniers jours», explique le président de l’Association des mandataires du marché de gros des Eucalyptus, Mohamed Medjbar (voir entretien). Le président de l’Association de défense des consommateurs (Apoce) estime que la chaleur n’explique pas «la hausse injustifiée» constatée ces dernières semaines des prix des fruits et légumes.

Congés et spéculation

«On préfère lier la hausse à des facteurs externes pour se justifier. Pourtant, il y a d’autres facteurs plus réalistes, comme les congés. Des commerçants préférant prendre leurs congés perturbent ainsi le réseau de distribution. Et ceux qui restent ouverts augmentent allègrement leurs marges bénéficiaires», estime Mustapha Zebdi, qui fait remarquer que la «variation des prix» ne peut pas être suivie facilement.

Emploi et Recrutement en Algérie

Ces derniers mois, les clients ont pu s’approvisionner en produits frais à des prix très abordables, même durant une période spéciale comme le Ramadhan : la tomate était à 35 DA/kg, la pomme de terre cédée entre 45 à 55 DA/kg, l’oignon à moins 50 DA/kg, la courgette était vendue à 40 DA/kg, alors que la laitue et le haricot vert, dont les prix ont fortement augmenté ces dernières semaines, étaient cédés à moins de 100 DA/kg.

L’indice national des prix à la consommation a connu, en juin, une relative stagnation par rapport au mois qui le précédait, précise une étude comparative de l’évolution des prix pratiqués pour mai et juin derniers entre Alger et 17 villes et villages représentatifs des autres régions du pays initiée par l’Office national des statistiques (ONS). Il semble qu’il n’en sera pas de même pour les prochaines semaines. 

Constat de l’association des consommateurs APOCE : Hausse «abusive» des prix

Les commerçants expliquent la hausse des prix de certains produits de consommation par l’arrêt des importations et l’instauration des licences. L’Association pour la protection et l’orientation du consommateur (Apoce) a constaté que les prix de certains produits importés ont connu une forte hausse.

«Il y a des produits qui sont sur la liste, mais qui ont déjà connu une hausse. La mayonnaise a connu une hausse de 30%. Pourtant, la production vendue était en stock, donc, elle devait être cédée à un prix moindre.

Les augmentations sont abusives, d’autant plus que les produits ne sont pas régulés», estime le président de l’APC, Mustapha Zebdi.

Selon l’association, les prix de plusieurs produits ont augmenté de 5 à 10 DA, et «parfois les consommateurs ne s’en rendent pas compte à l’achat». Plusieurs produits importés ne sont plus disponibles sur les rayons, puisque concernés par les restrictions instaurées par les autorités.

Etonnement de l’Apoce, certains produits de luxe continuent à être importés. «Nous avons constaté que des produits, comme les yaourts français, sont importés. Il doit y avoir une justice sociale.

Comment arrêter l’importation de certains produits, dont les prix étaient abordables pour le commun des Algériens, comme les chocolats, alors que certains produits de luxe sont encore disponibles ?» s’interroge Zebdi. N. Iddir

Commentaires

comments

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

«Reculez sale type»: Hillary Clinton accable Donald Trump dans un livre

Hillary Clinton revient sur son échec à l’élection présidentielle de 2016 dans un livre à ...

Partages