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RENÉGOCIATIONS DES CONTRATS GAZIERS ET RÉÉQUILIBRE DU MARCHÉ PÉTROLIER : Les deux « batailles » de Boutarfa

RENÉGOCIATIONS DES CONTRATS GAZIERS ET RÉÉQUILIBRE DU MARCHÉ PÉTROLIER

Les deux
Emploi et Recrutement en Algérie

Le marché de l’or noir n’est pas tout rose alors que son «faux jumeau» du gaz est sous l’emprise d’une rude concurrence qui fait que l’on doit jouer des coudes pour se faire une place au soleil.

Le décor est planté. Noureddine Boutarfa sait à quoi s’en tenir. Il va au charbon. A peine rentré d’Espagne où il a été question de booster la coopération énergétique entre les deux pays, le voilà reparti pour Moscou où il s’est entretenu avec son homologue russe, Alexander Novak. Nous sommes à cinq jours de la réunion de l’Opep et de ses alliés. Le 25 mai sera actée, en principe, la prolongation de la baisse de leur production. L’Algérie qui a été la cheville ouvrière de l’accord qui a abouti à la réduction de l’offre des pays producteurs défend, sans sourciller, cette option. «Nous nous sommes prononcés, moi et M.Novak, en faveur d’une reconduction de l’accord en faveur de la réduction de la production pétrolière jusqu’en mars 2018», a indiqué Noureddine Boutarfa à l’APS, à l’issue de ses entretiens avec le ministre russe. La Russie et le Royaume saoudite s’étaient dit favorables à une prolongation de la baisse de la production de six mois qui devait prendre fin en juillet lors d’une rencontre qui s’est tenue, il y a une semaine à Pékin. Rééquilibre du marché pétrolier et renégociations des contrats gaziers: Deux batailles de Boutarfa. Une mission naturelle, mais délicate pour le premier responsable du secteur. Hautement stratégique pour l’Algérie. Le marché de l’or noir n’est pas tout rose alors que son «faux jumeau» du gaz est sous l’emprise d’une rude concurrence qui fait que l’on doit jouer pratiquement des coudes pour se faire une place au soleil. Si l’Algérie a toujours été qualifiée de partenaire fiable par l’Europe en particulier, il ne sera peut-être pas aisé pour elle de revoir ses prix à la hausse. Bon nombre de ses contrats à long terme ont été négociés à une époque où les prix étaient relativement bas. Désormais indexés sur ceux du pétrole, elle compte bien en tirer profit. Cela ne sera pas une simple formalité. Le talent de ses négociateurs sera nécessaire. Ses atouts feront le reste. Sa capacité à approvisionner ses clients, ceux de la rive sud de la Méditerranée en particulier avec lesquels elle est reliée par pas moins de trois gazoducs, l’élève au rang de fournisseur privilégié. Il n’en demeure pas moins que l’Algérie, exportatrice d’hydrocarbures dépendante de cette activité, a pris conscience de l’urgence et de la nécessité de mettre en oeuvre un nouveau modèle de croissance économique pour s’en affranchir. C’est pratiquement une question de survie. Les crises à répétition qu’a subies le marché pétrolier sont autant d’alertes qui ont signé l’obligation du changement de cap. Celle des années 1990 qui a vu le baril de Brent chuter à moins de 10 dollars a montré à quel point l’économie nationale était vulnérable. Si la dégringolade des prix du pétrole de 2008 a pu être surmontée, celle qui a débuté à la mi-juin 2014 et qui persiste encore aujourd’hui, a montré qu’elle pouvait être dévastatrice.
Le Venezuela est au bord de la guerre civile, l’Arabie saoudite, chef de file de l’Opep et grand producteur mondial devant l’Eternel a perdu près de 100 milliards de dollars en 2015. L’Algérie fait de la résistance. Contre vents et marées, elle a maintenu ses réserves de changes à plus de 110 milliards de dollars à la fin de l’année 2016. Ce fut possible grâce aux mesures prises par le gouvernement celle notamment pour réduire la facture des importations qui culminaient ces dernières années à plus de 50 milliards de dollars. Une mesure qui a, il faut le souligner, trouvé toute son efficacité grâce à l’accord d’Alger conclu le 28 septembre dans le cadre d’un sommet de l’Opep qui s’est tenu en marge du 15ème Forum international de l’Energie.

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