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Du gaz à briquet pour se shooter !

Pour Dahane Boukhellad, psychologue clinicienne dans un cabinet privé, la pression trop importante des parents sur l’enfant peut le conduire à se tourner vers la drogue, comme leur absence peut engendrer les mêmes conséquences.

Une nouvelle forme de toxicomanie est en train de s’installer parmi les pré-adolescents qui se rabattent, depuis quelques mois, sur le gaz à briquet. Selon un buraliste au centre-ville d’Oran, des enfants de 12-13 ans, peut-être un peu plus, sont devenus, depuis quelque temps, des clients assidus de ces bombes de gaz, n’hésitant pas à en acquérir jusqu’à cinq ou six à la fois, à 150 DA l’unité. Les interrogeant sur la finalité de ces achats, on lui répondra que c’est pour alimenter les revendeurs de cigarettes. “Ce sont des gosses de Saint Pierre”, nous précisera-t-il, estimant que leur réponse le satisfaisait. Pourtant, quelques jours plus tard, il sera affranchi par un adolescent qui lui révélera que ces enfants se shootaient au gaz à briquet en l’aspergeant directement dans la bouche. Les spécialistes appellent cette pratique “drogue par inhalation” avec, pour effet recherché, une euphorie rapide.

Si cette méthode est relativement nouvelle parmi les jeunes et les moins jeunes, l’inhalation de la colle est plus ancrée dans les mœurs. Il n’était pas rare de rencontrer des pré-adolescents sniffant de la glu forte dans un sac en papier, au centre-ville, au vu et au su de tout le monde. La plupart des effets de ces produits sont similaires aux anesthésiants qui ralentissent les fonctions corporelles. Après une euphorie initiale et une libération de ses inhibitions, on ressent de la somnolence, des étourdissements et de l’agitation, peut-on lire sur les brochures explicatives qui mettent en garde contre ces drogues par inhalation.

Les produits chimiques sont rapidement absorbés par les poumons jusque dans le sang et atteignent rapidement le cerveau et d’autres organes, causant parfois des dommages physiques et mentaux irréversibles. L’utilisation de drogues par inhalation peut endommager le cœur, les reins, le cerveau, le foie, la moelle épinière et d’autres organes et priver le corps d’oxygène, forçant le cœur à battre irrégulièrement et plus rapidement. Les utilisateurs éprouvent des nausées et des saignements de nez et perdent l’ouïe et l’odorat. L’usage continu peut faire fondre les muscles et leur enlever de la tonicité. De plus, les poisons chimiques endommagent progressivement les poumons et le système immunitaire.

Enfants en détresse
La plupart des drogues par inhalation agissent directement sur le système nerveux et produisent des effets altérant le mental. En quelques secondes, l’utilisateur ressent une certaine ébriété et rencontre d’autres effets similaires à ceux de l’alcool. Il existe aussi une série d’effets au moment de l’inhalation, ou peu après, notamment des difficultés à articuler, perte d’équilibre, hallucinations et illusions, hostilité…
Pour Ayadi Meriem, psychologue clinicienne principale au service de neurologie au CHU d’Oran, cette nouvelle forme de toxicomanie est une pathologie qui trahit un trouble du comportement chez l’enfant. Même si elle reconnaît ne pas avoir rencontré personnellement ce genre de cas, elle estime que la carence affective maternelle reste la principale cause de la conduite toxicomaniaque fréquente chez l’adolescent.

“Un enfant qui se drogue est un enfant en détresse”, expliquera Ayadi Meriem pour qui la dépendance à l’écran a contribué à l’isolement de l’enfant de son environnement familial. Une solution de facilité pour certaines mères qui préfèrent trouver dans les écrans la parfaite baby-sitter pour leurs enfants. Elle évoquera également le rôle de l’école dans la prévention, affirmant que la protection de l’enfant est quasi inexistante en Algérie. Pour Dahane Boukhellad, psychologue clinicienne dans un cabinet privé, la pression trop importante des parents sur l’enfant peut le conduire à se tourner vers la drogue comme leur absence peut engendrer les mêmes conséquences.

La carence ou l’excès affectifs peuvent également pousser l’enfant à se droguer tout comme la mauvaise influence d’un adulte. Comme sa consœur, elle n’a pas rencontré ce mode de toxicomanie, mais se souvient que lors de son passage au Chuo, elle avait eu affaire à des enfants qui se droguaient. Elle a eu aussi à traiter deux cas d’enfants toxicomanes, victimes d’attouchements sexuels. Si en Algérie, on souffre encore de l’absence de statistiques, dans le monde, 22% des toxicomanes morts d’overdose due à des drogues par inhalation n’avaient jamais pris de drogues de ce genre auparavant.

À Karachi, au Pakistan, 80 à 90% des enfants sans foyer sniffent de la colle ou des solvants. Une enquête américaine, combinant des données de 2002 à 2006, a constaté qu’une moyenne annuelle de 593 000 adolescents âgés de 12 à 17 ans a pris des drogues par inhalation pour la première fois l’année précédant l’enquête.

SAÏD OUSSAD

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