antalya rent a car Google
ehliyet sınav soruları alanya haber
kameralı sohbet
Accueil > International > RDC : l’ex-chef de guerre Thomas Lubanga condamné à indemniser des «enfants-soldats»

RDC : l’ex-chef de guerre Thomas Lubanga condamné à indemniser des «enfants-soldats»

En 2002, des centaines d’enfants avaient été forcés à combattre au sein d’une milice congolaise. La Cour Pénale Internationale a condamné aujourd’hui l’auteur de ces enrôlements à payer 10 millions d’euros de réparations collectives.

Plus d’une décennie plus tard, la Cour Pénale Internationale (CPI) a fixé ce vendredi le montant des indemnisations destinées à 425 enfants-soldats forcés à combattre dans une milice congolaise, par l’ex-chef de guerre Thomas Lubanga: 10 millions de dollars.

» LIRE AUSSI – Le «Terminator» congolais devant ses juges

Le juge Marc Perrin de Brichambaut a déclaré que «la cour avait fixé le montant des réparations auxquelles Lubanga était tenu à la somme totale de 10 millions de dollars». Il a exliqué que cette somme comprenait «à la fois la responsabilité de l’ex-chef de guerre concernant les 425 victimes présentes dans l’échantillon mais aussi sa responsabilité à l’égard de l’ensemble des autres victimes potentiellement éligibles». Sandra Olsson, directrice de programme pour l’ONG Child Soldiers International, estime auprès de l’AFP que «c’est une reconnaissance de la grande souffrance vécue par les enfants exploités et abusés sous Thomas Lubanga».

L’ancien chef de guerre avait été reconnu coupable et condamné à 14 ans de prison en 2012 pour avoir enrôlé des enfants, dont certains à peine âgés de onze ans, et de les avoir utilisés comme soldats ou gardes du corps au début des années 2000 dans le nord-est du pays. La CPI avait aussi jugé que Thomas Lubanga devait payer «personnellement» des indemnisations à ceux qui ont souffert sous ses ordres.

Une réinsertion compliquée

La plupart de ces jeunes, aujourd’hui devenus adultes, restent stigmatisés, connaissent des sentiments suicidaires, et vivent dans une peur constante, avaient souligné des experts en audience l’année dernière.

Les filles qui ont été forcées à combattre sont revenues pour la plupart avec un enfant issu d’un viol qu’elles ont subis. Elles sont désormais rejetées par leurs familles et communautés respectives après avoir déserté les rangs des milices et sont désormais condamnées à vivre dans l’isolement.

» LIRE AUSSI – Que faire des enfants soldats de Daech de retour en France?

Mais pour l’avocat de l’ancien chef de guerre, l’auteur de ces actes ne doit pas payer. Jean-Marie Biju-Duval avait déclaré que «Thomas Lubanga serait alors le bouc émissaire du phénomène des enfants-soldats de cette région nord congolaise, existant depuis les années 1990».

De son côté le représentant des victimes, Luc Walleyn, estime qu’il y a des préjudices qui ne sont pas calculables. «Comment calcule-t-on une jeunesse perdue? Est-ce que cela vaut un million? Un demi-million, 100.000 euros, 10.000 euros, mille euros?» avait-il questionné lors d’une audience.

Un mi-lion d’euros déjà alloué au dossier

Thomas Lubanga, étant aujourd’hui incapable de régler les 10 millions d’euros réclamés par la CPI, cette dernière avait demandé dans son ordonnance, que le Fonds au profit des victimes «poursuive ses efforts dans la collecte de fonds supplémentaire». Mais il a déjà alloué un million d’euros au dossier et propose en revanche un plan sur trois ans qui vise à réconcilier les victimes avec leurs familles et leurs communautés.

Sandra Olsson souhaiterait que l’ex-chef de guerre congolais «reconnaisse ses actes», lui qui n’a encore jamais assumé sa responsabilité sur ce sujet. «Ce serait un pas vers leur réintégration» conclut-elle.

Commentaires

comments

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

Journée internationale du Jazz: Jean-Marie Ecay rend hommage à Didier Lockwood à Alger

Par Kader Bakou A l’occasion de la Journée international du jazz, un hommage sera rendu ...

Partages
%d blogueurs aiment cette page :
bypass shell
wacth porn
hacklink mature porn